Nombre total de pages vues

vendredi 10 janvier 2014

Contre la censure morale en matière de sexualité :

Le problème fondamental du débat actuel contre la prostitution, c'est la prétention de mêler les normes morales à la sexualité : c'est une contradiction foncière avec les exigences libertaires de mai 68, et de qu'on a nommé (sans doute abusivement) la « Révolution sexuelle », qui affirmaient haut et fort le refus de voir les normes religieuses, politiques et sociales poser un frein aux désirs sexuels des individus. Les normes féministes ne diffèrent guère des normes sexuelles traditionnelles, et celles-ci n'auront fait, depuis maintenant une vingtaine d'années, qu'allumer les feux d'une guerre des sexes, dont les hommes sont les principales victimes. Aujourd'hui, ce sont les clients des prostituées que l'on envisage de sanctionner, demain ce sera sans doute les consommateurs de porno, les amateurs de la levrette ou du coït anal, voire tous ceux qui utilisent le corps de la femme dans des représentations à caractère publicitaire.
 
La vision très négative de la prostitution développée dans la propagande abolitionniste mériterait d'être contrebalancée par les récits de la prostitution comme source de bonheur et de joie pour les hommes qui fréquentaient les maison de plaisir. La littérature en offre de nombreuses illustrations, notamment chez Maupassant, qui était un client régulier de ces endroits. Faudrait-il aujourd'hui le regarder comme un odieux « client prostitueur », ainsi que le suggèrent les féministes hystériques ? On interdirait ainsi la lecture de La Maison Tellier, qui dresse un portrait assez avantageux d'une activité qui ne tend rien moins qu'à apporter de la joie aux hommes qui la fréquentent, et une source de revenu régulier à celles qui y travaillent. Pour Maupassant, c'était d'abord un endroit où il pouvait donner libre cours à son énergie sexuelle débordante, et à son appétit des femmes. C'était également le cas pour son mentor en littérature, je veux parler de Flaubert, qui nous donne une description épique de sa nuit passée chez la courtisane égyptienne Kuchuk-Hanem, dans la relation épistolaire de son voyage en Orient (lettre à Louis Bouilhet du 13 mars 1850). Nul doute qu'il serait aujourd'hui considéré comme un affreux pratiquant du tourisme sexuel si décrié de nos jours par les tartuffes des guides de voyages pour nomades des temps modernes (voir les propos des personnages de Houellebecq au sujet du Guide du routard, dans son roman Plateforme). Toute cette pudibonderie de donneur de leçons, tout ce ramassis de moraline puritaine prétendument humaniste n'est d'ailleurs pas sans rappeler les vociférations féministes du personnage de la Vatnaz dans L'éducation sentimentale du même Flaubert. Il n'y a au fond de toutceci rien d'autre que l'expression d'un ressentiment digne de la morale des esclaves, dont Nietzsche s'est fait l'analyste brillant, aussi bien lorsqu'il dénonçait sa manifestation dans les revenduications des socialistes de son temps, que lorsqu'il raillait les féministes. Il peut bien y avoir un fonds d'esprit conservateur et réactionnaire chez ce philosophe, aussi bien qu'une part de misogynie, il n'en demeure pas moins qu'en dénonçant la tentative de modeler les mœurs et les désirs masculins à leur propre guise et attentes, les féministes manifestent une forme de frustrztion et de désir de vengeance à l'égard d'une force qui les dépasse et qu'elles envie, ce qui les apparente à des esclaves exhalant leur ressentiment. Or la morale abolitionniste des féministes est profondément anti-naturelle, et typiquement l'expression de cette « morale en tant que manifestation contre-nature » que dénonçait Nietzsche dans Le Crépuscule des idoles.
La prostitution est ainsi vécu par les hommes comme un bonheur, un rêve d'une relation aux femmes heureuse, où le désirs sexuels seraient enfin exhaussés, loin de toute contrainte morale ou de difficulté de séduction. C'est le bonheur sexuel pour tous, quelle ques soient less capacités de séduction ou de beauté, c'est le bonheur sexuel à la portée de tous, pour peu qu'on possède les moyens financiers de le satisfaire. Il y en a ainsi pour toutes les bourses, depuis la « maison d'abatage », jusqu'aux alcôves luxueuses des plus grandes maisons parisiennes (Sphynx, Chabanais, etc..). 
 
  Pour conclure, on peut avancer que le féminisme anti-prostitutionnel est
l'ultime ruse des femmes pour mater et rééduquer la sexualité masculine. Sous couvert de moralité et d'humanisme, il s'agit de contraindre les hommes à pratiquer la forme de sexualité qui rassure les femmes et correspond à leur attentes en la matière, savoir une sexualité tournée vers la maternité et la fidélité du géniteur. Les femmes sont en effet travaillée par la question de la maternité, qui maintient sur leur inconscient un souci de la maternité et de l'engendrement, qui va à l'encontre de la tendance naturelle des hommes au libertinage.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire