De toute évidence, la femme n'assume pas ses désirs
sexuels. Il lui répugne d'avouer et de montrer trop ouvertement ses
désirs sexuels. De là vient le dissensus fondamental entre les
hommes et les femmes, puisque les hommes assument ses désirs et ne
craint de le faire savoir à la femme, alors que cette dernière y
répugne, et préfère « sublimer » ceux-ci dans le culte
de son apprence physique, et dans une forme d'auto-érotisme
« spéculaire », fondée sur l'adoration de son moi et de
son propre corps. De là toutes les conduites de mauvaise foi
propres à la femme, dont Sartre a par exmeple donné une
illustration frappante dans l'Etre et le néant, avec la femme qui se
laisse prendre la main sans oser protester, en se détachant
mentalement de son corps, se disant à elle-même qu'elle est vaincue
malgré son consentement, ce qui lui permet de se dédouaner de sa
culpabilité de s'adonner au sexe ou à la séduction. Etant entendu
que Sartre envisage cette mauvaise foi sur le plan « exitentielle »,
et non pas « bassement » psychologique (c'est-à-dire
psychanalytique et empirique), on peut nénamoins y voir une analyse
pertinente d'une état d'esprot propre à la femme, ou d'une conduite
récurrente de l'être féminin, qui se défausse du désir sexuel
pour prétendre échapper à l'emprise masculine, vis-à-vis duquel
elle se sent menacé et inférieure, en en reportant sur elle-même
son désir qu'elle sublime (cequi pourrait expliquer les cas
tellement plus nombreux de lesbianisme que d'homosexualité
masculine, encore qu'on pourrait envisager que l'homosexualité ne
soit qu'une conséquence du dédain que les femmes affichent
vis-à-vis des hommes, ce qui pousserait ceux-ci à s'orienter vers
l'amour des persones de leur sexe).
Une autre stratégie féminine consiste à attiser le
désir masculin en différant constemment le moment de le satisfaire.
C'est ainsi qu'on peut voir tellement de femmes arborer une parure
désirable, mais se refuser avec application aux hommes, ou bien
encore des hommes tellement désireuses d'être l'objet de
l'attention de nombreux hommes (les stars, mannequins et chanteuses
en fourniraient l'illustration), pour pouvoir mieux se refuser à
tous. C'est encore une manière de sublimer en jouissant de l'idée
de cette attraction multiple et collective (plaisir de la consience),
sans se laisser compromettre dans l'acte sexuel proprement dit et la
consommation du désir. L'entretien du désir sous sa forme différé
et sublimé dans la multiplicité des regards désirants
non-satisfaits, et augmentés par là-même, produit la satisfaction
recherchée par la femme. Des penseurs féministes elles-mêmes
reconnaissent cette différence d'approche entre les hommes et les
femmes concernant la sexualité. Parlant de l'importance de
l'enfantement pour les femmes concernant la pratique de la sexualité,
S. Agasinski peut écrire : « d'un point de vue empirique,
on remarque par exemple que pour les femmes il existe une contiguité
physique de tous les évènements sexuels, depuis l'acte sexuel
lui-même
jusqu'aux différentes phases de l'enfantement » (p.20),
opposant ainsi deux formes de pratique sexuelle.
Le droit de consommer sexuellement, fût-ce
en échange d'argent, exprime l'une des libertés
fondamentales et naturelles, au même titre que le droit de manger,
de se déplacer, de se loger. Il s'agit toujours de se procurer un
bien ou un service en échange d'une rémunération, et si la
sexualité doit passer par une relation tarifée au lieu d'un rapport
non-vénal il n'ya pas plus de raison de s'en offusquer que de
s'indigner qu'on doive payer pour avoir du pain, un logement ou des
vêtements. Le droit au sexe devrait être inscrit dans la
Constitution, aux côtés d'autres droits de l'Homme que l'on juge
aussi fondamentaux, et sans lesquels l'existence d'un être humain ne
peut prétendre être épanouie. C'est d'ailleurs dans cette optique
que la philosophe américaine Martha Nussbaum a inscrit dans la liste
qu'elle propose des biens humains fondamentaux, dont le manque est
synnyme de pauvreté, le fait d'avoir une vie sexuelle épanouissante.
Autre manière pour la femme de refuser l'amour libre :
le désir de stabilité et la crainte de la multiplicité des
partenaires, qui la laisserait seule face à son propre désir, dans
l'angoisse d'une potentielle solitude, une fois le amants lassés et
sa beauté flêtrie.
A cela s'ajoute de le désir de maternité, qui n'est
peut-être qu'une des formes que prend ce désir de stabilité, par
la concrétisation d'une création procréatrice, qui cristallise le
désir d'une occuptation et d'un but dans la vie. La femme
aime-t-elle vraiment autre chose qu'elle-même, et la chose qu'ele a
enfanté ? Sa relative incapacité à engendrer un monde
artisitique ou littéraire ne serait que la manifestation de ce
qu'elle cherche dans l'enfantement et l'éducation une forma
d'épanouissement qu'elle ne trouve pas ailleurs. A l'heure du
politiquement correct, où la norme féministe prétend s'imposer,
parfois avec l'appui de la loi qu'elle est capable de gagner à sa
cause, grâce à la pratique d'un intense lobbying, et d'une
suggestion du corps masculin, toutes ces vérités sur le comprtement
ordinaire des femmes ne sont pas bonnes à dire, et se voient
volontiers taxées de « préjugés » ou
« d'essentialisme » à l'encontre des femmes. Pourtant il
faut le flaire et la lucidité du moraliste, comme le furent La
Rochefoucault, Chamfort, mais aussi Nietzsche, pour être capable de
déceler et d'émettre ces vérités dérangeantes, que tout honnête
homme (et toute honnête femme) peut aisément observer lui-même (ou
elle-même). Ces inoubliables moralistes nous ont montré la voie :
ne craignons pas de l'emprunter à notre tour, fût-ce sous les
quolibets de ces harangères des Halles, endoctrinées et
vindicatives, qui ont transformer leur malhonnêteté intellectuelle
en doctrine défendant la fierté et la dignité de leur genre !
Il faut qu'il y ait des prostituées, parce que l'homme
a de très bonnes raisons de ne pas vouloir perdre son temps ou son
énergie, ni exposer inutilement son orgueil pour rechercher les
faveurs de femmes narcissiques et fiers d'elles-mêmes, qui prennent
un maln plaisir à refuser aux hommes ce qu'ils désirent le plus,
précisément pour pouvoir prétendre faire la preuve de leur
supériorité. Mais les hommes ont malgré tout d'excellentes raisons
de continuer à vouloir entretenir des rapports sexuels avec des
hommes, ce qui implique, compte tenu de l'exigence précédente,
qu'ils se tourne soit vers des femmes de mœurs libres (que d'aucuns
nomment avec mépris « nymphomanes ») ou libertines, soit
vers des prostituées. Sachant que les femmes libertines sont une
minorité, ce qui accroît leurs exigences et leur dédain à l'égard
de la demande masculine beaucoup plus importante, il en résulte que
les prostituées sont, pour les hommes célibataires, la seule forme
de relaton sexuelle possible, faute de devoir pratiquer l'abstinence
ou la manustupration.
Les prostituées
rendent donc un service indispensable à la collectivité, au même
titre que le boulanger, le maçon ou le fabriquant
de vêtement. C'est l'expression de la psécialisation des tâches
enre les femmes qui sont capables et compétentes dans tell domaine
ou dans tel autre : quel métier les abolitionnistes
voudraient-elles voir les prostituées exercer à la place ?
Caissière de supermarché ? Tisseuse dans un atelier de
confection ? Tout le monde n'a pas les moyens de devenir
ministre de la condition féminine, ou pharmacienne reconvertie dans
la politique, comme c'est le cas de certaines abolitionnistes très
en vue. Au nom de quoi ces dernières peuvent-elles se permettre de
déconsidérer le métier exercée par d'autres femmes ? Ce
n'est rien d'autre que la projection de leurs normes morales sur les
pratiques profesionnelles exercées par d'autres, et l'utilisation de
leur connaissance et de leur pouvoir politique pour imposer une norme
en la matière à ceux et celles qui ne l'ont pas demandé. Plutôt
que de stigmatiser ceux et celles qui l'exercent, on devrait plutôt
leur octroyer un statut de travailleur à part entière, et une
reconnaissance sociale digne de ce nom.
Les féministes abolitionnistes ne semblent pas
comprendre que la sexualité est une affaire beaucoup plus importante
pour les hommes que pour les femmes, du moins la sexualité
considérée comme une activité tendant à la jouissance, et non pas
nécessairement à la procréation, laquelle intéresse plus
particulièrement les femmes, pour qui l'enfantement et la gestation
occupent une importance plus importante que pour les hommes, on le
comprendra. Il suffit d'entendre toutes ces bonnes femmes nous vanter
la joie et l'expérience ineffable pour l'homme, pour comprendre que
femmes se réalisent et s'épanouissent plus particulièrement dans
cet aboutissement là de la sexualité, plutôt que dans la sexualité
tendant à la seule jouissance. La sexualité occupe d'ailleurs chez
les hommes bien souvent le rôle d'un rite de passage, par lequel
l'homme devient un être actif et émancipé. Ce rôle actif dans
l'acte sexuel est d'ailleurs une constante chez l'homme, qui doit
chercher la personne avec laquelle il va pouvoir satisfaire ses
pulsions et ses envies, à la différence de la femme qui se contente
le plus souvent, et assez hypocritement, d'attendre que ça se passe
et qu'on vienne la solliciter, comme si elle était elle-même
totalement dépourvue d'envies. L'homme qui ne veut pas perdre son
temps et ses efforts à draguer et tenter de séduire, trouve tout
naturel de se tourner vers la sexualité vénale et la prostitution,
chose qui répugne semble-t-il davantage aux femmes qu'aux hommes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire